Solane

Un restaurant dont le menu se décide à onze heures, quand le dernier cageot est rentré. Impossible de lui faire une page « Notre carte » : elle serait fausse un jour sur deux. Le site doit donc vendre une méthode, pas un catalogue.

Site de démonstration réalisé par Illico. Maison Solane est une maison fictive : le nom, l’adresse, l’équipe, les tarifs et les contenus sont inventés — le site le dit lui-même en pied de page.

Le problème posé par une carte qui n’existe pas

« Sept assiettes, aucun choix. » La contrainte du restaurant devient l’argument du site : si le menu change tous les jours, c’est que le marché décide. La page d’accueil l’énonce en titre — « le marché décide, la cuisine obéit » — et le reste découle. Un visiteur qui cherche à savoir « ce qu’il y a à la carte » comprend en une phrase qu’il pose la mauvaise question, sans se sentir bête.

Une mise en page éditoriale, pas commerciale

Deux colonnes, un romain à empattements, des interlignes larges : la page se lit comme un texte, pas comme une fiche produit. Les photos sont sombres et rares — une nappe, un verre, une table dressée — et aucune ne montre une assiette qui ne sera pas servie. C’est une contrainte de fond : photographier un plat qu’on ne refera pas, c’est promettre ce qu’on ne peut pas tenir.

Le menu du jour, daté

Un bloc sombre, à part du reste, qui porte la date en clair : « menu du 29 août ». Trois lignes, trois assiettes, rien de plus. C’est la seule zone du site qui bouge, et c’est la seule que le restaurant a besoin de savoir modifier. Tout le reste est écrit une fois pour toutes.

Réserver en deux gestes

Le bouton de réservation est présent dans l’en-tête et à la fin de chaque section, toujours au même endroit, toujours avec le même libellé. Vingt-deux couverts : le service se remplit ou ne se remplit pas, et un visiteur qui doit chercher où réserver est un couvert perdu.

En ligne 48 h après notre rendez-vous.
Sérieusement.