Nokta

Trois personnes arrivent sur le site d’un artiste, et elles ne cherchent pas la même chose : un programmateur veut un contact et un press kit, un curieux veut entendre trente secondes, le public veut la prochaine date. Le site les sépare dès l’en-tête.

Site de démonstration réalisé par Illico. Nokta est un artiste fictif : lieux, dates, sorties et contacts sont inventés — le site le dit lui-même en pied de page.

Ce que la page d’accueil doit régler en trois secondes

Le nom, le genre, le tempo, la ville : « live · techno hypnotique · 130 BPM ». Quatre informations posées en petit au-dessus du titre, qui remplacent un paragraphe de présentation. Sous le titre, deux phrases sur le matériel et la résidence — ce qui intéresse un programmateur, et personne d’autre. Et deux boutons : écouter, ou voir les dates. Le bouton de réservation, lui, ne quitte jamais l’en-tête.

La surface : noir dominant, un seul accent

Le fond est noir, presque partout. L’accent vert ne sert qu’à trois choses : le bouton de réservation, le bouton d’écoute, et la pastille à côté du nom. Un accent qui ne signifie qu’une chose — « ici, on agit » — reste lisible ; un accent qui décore trois éléments sur quatre ne signifie plus rien. C’est la même règle que sur ce site-ci.

Le portrait qui se désagrège

La seule animation du héros : le portrait se dissout en grain à mesure qu’on descend, jusqu’à ne laisser qu’une poussière de points. Ça dit le style de musique mieux qu’une phrase, et ça ne coûte rien — l’image ne change pas, c’est un masque qui bouge. Aucun texte n’attend l’animation pour être lisible : si elle ne joue pas, la page reste exactement la même, immobile.

La piste sonore, ancrée en bas

Un lecteur reste collé au bas de l’écran, avec le titre du set, sa durée et la forme d’onde. C’est le seul élément fixe de la page. Il permet d’écouter pendant qu’on lit les dates, ce qui est exactement l’usage réel : on ne va pas sur le site d’un artiste pour lire en silence.

En ligne 48 h après notre rendez-vous.
Sérieusement.