Un atelier de poterie à Bélus, près de Dax. Six places par cours, deux créneaux par semaine : ce site n’a pas à convaincre des milliers de visiteurs. Il doit convertir les quelques dizaines de personnes qui cherchent une activité manuelle dans les Landes.
Site de démonstration réalisé par Illico. L’atelier est une enseigne fictive : le nom, l’adresse et les contenus sont inventés.
Le bouton d’appel porte le numéro en clair, avec la mention « un coup de fil suffit » à côté. Aucun formulaire, nulle part. Pour un atelier qui remplit six places, un appel règle en trente secondes ce qu’un formulaire étale sur deux jours — et il n’y a aucun volume à traiter qui justifierait l’inverse. Le numéro est dans l’en-tête, au bas de chaque section, et dans le menu.
Sous le titre, trois pastilles et rien d’autre : « 6 personnes maximum », « Débutants bienvenus », « Sur réservation ». Ce sont exactement les trois questions de quelqu’un qui n’a jamais touché un tour : est-ce que ce sera bondé, est-ce que je vais être ridicule, est-ce que je peux venir comme ça. Trois réponses en six mots.
Une section « chaque semaine » avec deux blocs, et c’est tout : mardi de 17 h à 19 h pour les adultes — deux heures, six places, tous niveaux ; jeudi de 16 h 30 à 18 h pour les enfants — une heure et demie, en tout petit groupe. Un planning d’atelier tient en deux lignes. Le mettre dans un tableau ou un calendrier aurait ajouté de la mécanique pour rien.
Crème, bleu nuit, terracotta. Une typographie ronde à contours épais, et de petites mains dessinées posées dans les marges comme des empreintes. Le menu s’ouvre en plein écran, centré, en très grand. Rien de tout cela n’est décoratif au hasard : un atelier où l’on met les mains dans la terre ne peut pas avoir le même site qu’un cabinet. La galerie, « ce qui sort du four », ferme la page en défilement horizontal — elle confirme, elle ne convainc pas, d’où sa place en dernier.